biodiversité & écologie

11 août 2005

proverbe indien

Lorsque l'homme aura coupé le dernier arbre, pollué

la dernière goutte d'eau,

tué le dernier animal et pêché le dernier poisson

alors il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible 

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La Chine connaît 3 988 accidents de pollution des eaux au cours de 2001 à 2004

De 2001 à 2004, 3 988 accidents de la pollution des eaux se sont produits en Chine et la qualité des eaux des fleuves majeurs continuait à se détériorer, selon un rapport sur la mise en application de la loi sur la prévention et le contrôle de la pollution des eaux.

Sheng Huaren, vice-président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois) de Chine, a fait un rapport sur la mise en oeuvre de cette loi devant les législateurs chinois.

Sheng a indiqué dans son rapport que le volume de dégagement des eaux usées du pays s'est accru d'année en année, bien que 111, 5 milliards de yuans de bons du trésor aient été placés dans les projets de prévention et du contrôle de la pollution des eaux.

Selon les statistiques du bureau d'Etat de la protection de l'environnement, le volume d'évacuation annuelle des eaux usées du pays a augmenté à 48,2 milliards de tonnes en 2004, contre 42,8 milliards de tonnes en 2001.

Dans les années 1980, selon le rapport, l'injection annuelle des eaux usées dans le fleuve Jaune, le second long fleuve du pays, était environ de 2milliards de tonnes, mais aujourd'hui, la quantité a haussé à plus de 4 milliards de tonnes. Depuis 1993, plus de 40 accidents de pollution des eaux se sont produits dans bassin du fleuve Jaune qui est considéré comme "rivière mère de la Nation chinoise".

Dans ce rapport, Sheng a dit que la qualité des eaux de 7 fleuves majeurs du pays continuait à se détériorer. A l'heure actuelle, plus de 50% d'eaux de ces fleuves ne peuvent servir d'eau potable.

Il est à noter que le fleuve Huaihe avait connu la plus grave pollution depuis longtemps à cause des eaux usées dégagées par les petites entreprises industrielles.

M. Sheng a souligné dans son rapport que des progrès avaient été faits dans le contrôle des eaux usées industrielles, et qu'un total de 23,2 milliards de yuans avait été investis dans l'amélioration de la capacité de traitement des eaux usées industrielles du pays.

Depuis 2000, environ 15 000 usines qui avaient provoqué une pollution sérieuse et une grande consommation en énergie ont été obligées de fermer.

Toujours selon le même rapport, pour l'instant, la capacité de traitement des eaux usées urbaines du pays s'est améliorée et le taux de traitement des eaux usées urbaines a augmenté de 45%, contre 32% en 1999.

source xinhuanet     2005/06/30

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Une pollution atmosphérique alarmante en Chine

pollution2Sur 338 villes chinoises où la qualité de l'air est mesurée, près des deux tiers (63,5%) ont un niveau de pollution de l'air considéré comme moyen ou grave, les régions les plus affectées étant le sud et le sud-ouest du pays, selon une étude de l'Institut chinois des sciences environnementales et l'Université Qinghua citée vendredi par l'agence Chine nouvelle. Au total, 30% du territoire chinois souffre des pluies acides. Globalement, la pollution atmosphérique coûte à la Chine 2% à 3% de son Produit intérieur brut (PIB) et les pluies acides provoquées par le dioxyde de souffre engendrent des pertes supérieures à 110 milliards de yuans (13,3 milliards de dollars) par an, selon des experts chinois qui, de surcroît, n'ont pas encore estimé les impacts sur la qualité de l'eau, ni l'effet érosif sur les immeubles. Les émissions de dioxyde de souffre augmentent rapidement en Chine, notamment à cause de l'importante utilisation de charbon de mauvaise qualité ou de techniques de combustion surannées dans les centrales thermiques. Les émissions de dioxyde de souffre se sont élevées à 6,6 millions de tonnes en 2002 et atteindront 12,86 millions de tonnes en 2005 si elles continuent à progresser au rythme actuel, selon l'étude. Récemment, le China Daily avait rapporté que la construction de nouvelles centrales au charbon était désormais interdite à Pékin, Shanghai et dans 21 capitales provinciales. Le PIB chinois s'est élevé en 2002 à 1.237 milliards de dollars. Chine nouvelle ne précise pas le poids des sources de pollution atmosphérique autres que le dioxyde de souffre.

Source : Agence France Presse

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Offensive de Washington et Pekin contre le protocoelde Kyoto

pollution_chineOu va la planète ? On peut se le demander quand on sait que c'est dans les 20 prochaines années que notre futur climatologique et envirronemental va se décider avec ou sans notre consentement , bien sûr, ... les "puissants" ayant d'autres chats à fouetter !

Pour preuve cet article paru dans Le figaro - Vendredi 29 juillet 2005 - Shangaï Julie Desné

"La république poulaire de Chine semble mettre toutes les chances de son coté pour filer une lune de miel sans ombre avec son partenaire américain. Elle rassure Washington sur ses intentions militaires, réevalue son yen............

...Et comme pour convaincre tout à fait son allié, elle vient de signer au Laos, un accord sur le climat inité par les Etats-Unis et l'Australie. Les 2 grands réfractaires au protocole de yoto, que ni Camberra, ni Washington n'ont voulu ratifier...

...Un camouflet américain au reste de la communauté internationale, Union européenne en tête.....

...le texte fait la part belle au nucléaire et aux nouvelles technologies utilisées notamment pour rendre le charbon moins polluant. De quoi susciter l'intérêt des dirigeants chinois dont le pays est le premier consommateur  et premier producteur mondial.

Les six pays signataires représentent à eux seuls presque la moitié des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans le monde !

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31 juillet 2005

Écologie le grand défi

Nul n'est contre la recherche scientifique le progres et la modernité. Mais nul ne peut nier qu’un modèle de développement reposant sur l’arsenal de communication des multinationales, repris en écho par les lobbies et les hommes politiques, met désormais la planète en danger. La menace prend mille formes : catastrophes industrielles, organismes génétiquement modifiés, libéralisation des marchés énergétiques empêchant l’émergence des énergies renouvelables, réchauffement de la planète, etc...

(source le monde diplomatique - manière de voir 81)

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13 janvier 2005

Près de 80% des forêts primaires de la planète ont déjà disparu

foret1Toutes les 2 secondes, une forêt primaire de la taille d'un terrain de football disparaît.

La grande majorité de ces destructions ne remonte pas plus loin que ces trois dernières décennies. Les 20% de forêts originelles restantes sont dites "forêts anciennes". Il leur a fallu des milliers, voire des millions d'années pour se développer et elles n'ont jamais été soumises à l'exploitation industrielle. Les forêts anciennes sont majoritairement situées en Russie, au Canada, en Amazonie, dans le bassin du Congo et le Sud-Est asiatique. Elles recouvrent près de 80% de la diversité biologique des terres émergées de la planète, influent sur le climat en régulant la chute des pluies et en stockant de grandes quantités de carbone, ce qui diminue les risques de réchauffement de la planète. Elles fournissent par ailleurs des richesses uniques et inestimables, telles que des plantes aux vertus médicinales qui pourraient s'avérer extrêmement précieuses pour la recherche médicale.

Les forêts anciennes constituent en outre l'habitat traditionnel de nombreux peuples de la forêt, en préservant les forêts anciennes et leur biodiversité, nous protégeons ces cultures traditionnelles. Globalement, la perte des ressources forestières affecte directement la vie de près de 90% des 1,2 milliards de personnes qui vivent dans les pays en voie de développement, souvent dans une extrême pauvreté.

Les forêts anciennes sont en voie de disparition
Il reste moins d'un cinquième de la surface des forêts anciennes de la Terre à l'état naturel. Une surface égale à un terrain de football disparaît actuellement toutes les 2 secondes. Au niveau mondial, la déforestation continue de s'accélérer et les peuples des forêts disparaissent à une vitesse effrayante.

Source : World resources Institute, Washington D.C.

http://www.greenpeace.org/fr

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04 juin 2004

La pollution de l'air augmente au Canada pendant qu'elle diminue au pays de George Bush!



La production d’électricité par les centrales thermiques au charbon et au mazout est devenue en 2001 la principale source d’émissions atmosphériques toxiques. Source: Newscom


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AOL/Le Devoir

Telle est l'étonnante révélation contenue dans À l'heure des comptes 2001, le bilan continental de la pollution publié hier par la Commission de coopération environnementale (CCE) de l'ALENA.

Deuxième révélation de taille, la production d'électricité par les centrales thermiques au charbon et au mazout est devenue, en 2001, la principale source d'émissions atmosphériques toxiques d'Amérique du Nord.

Le bilan de la CCE n'inclut pas les rejets des centrales thermiques au gaz naturel, beaucoup moins polluantes que celles au charbon et au mazout. Ce bilan continental, produit à partir des rapport des entreprises, n'inclut pas non plus, jusqu'à nouvel ordre, les émissions de gaz carbonique (CO2), les principaux gaz à effet de serre, parce que ni les États-Unis ni le Canada ou le Mexique ne considèrent encore au plan juridique ces rejets comme des contaminants atmosphériques, même s'ils sont à l'origine du plus important problème environnemental de la planète ! Et le Canada et le Mexique ont pour leur part adhéré au Protocole de Kyoto !

À elles seules, les centrales thermiques ont rejeté, en 2001, près de la moitié de toutes les émissions atmosphériques émises par les 21 254 établissements industriels recensés par les trois gouvernements signataires de l'ALENA, soit 45 % des 755 000 tonnes de toxiques crachés annuellement en l'air. Selon ce huitième bilan annuel de la pollution continentale, 46 des 50 plus importants pollueurs d'Amérique du Nord sont des centrales thermiques. Ces dernières ont déclassé avec leurs rejets d'acide chlorhydrique et d'acide sulfurique les pollueurs traditionnels dans les secteurs de la chimie et de l'industrie lourde.

Les centrales thermiques au charbon et au mazout sont aussi les principales responsables de la contamination des milieux naturels au mercure avec 64 % des 43 384 kg rejetés en 2001.

Globalement, les rejets atmosphériques des 21 254 entreprises polluantes d'Amérique du Nord ont diminué de 18 % entre 2000 et 2001, un progrès deux fois moins élevé dans le cas des centrales thermiques. Cependant, cette amélioration globale masque la fort mauvaise performance du Canada dont les rejets globaux ont augmenté de 3 % alors que ceux des États-Unis diminuaient en 2001 de 20 % ! Aucune explication n'a été fournie hier par Ottawa.

Selon le rapport de la CCE, la hausse enregistrée au Canada est principalement attribuable aux rejets de l'industrie du papier, qui se targuait jusqu'à présent d'être une des plus performantes de la planète en matière de pollution. Le secteur des produits du papier arrive d'ailleurs en tête pour l'importance de ses rejets entre 1998 et 2001. Il a haussé ses rejets globaux de 5 % au cours de cette période. Selon les rapports des entreprises, les hausses sont attribuables à des changements dans la méthode d'évaluation des émissions ou à des hausses des volumes de production. Un certain nombre d'établissements qui ont produit des rapports en 2001 n'apparaissaient pas au bilan de 1998, ce qui hausse aussi le bilan de ce secteur industriel.

L'Ontario s'est retrouvée, en 2001, en tête des provinces et États pollueurs d'Amérique du Nord, avec la Caroline du Nord et l'Ohio, en raison de ses rejets atmosphériques, dont l'essentiel aboutit au Québec.

En Ontario aussi, les centrales thermiques au charbon sont responsables de la majeure partie des émissions polluantes. Une seule centrale ontarienne, celle de Nanticoke, appartenant à l'Ontario Power Generation (OPG), a émis à elle seule 10 % de toutes les émissions atmosphériques toxiques au Canada. Elle arrive aussi au deuxième rang au Canada pour les rejets atmosphériques de mercure. La première source en importance est une centrale albertaine, celle de Sundance, de TransAlta Corp, à Duffield.

Assez ironiquement, la CCE a annoncé hier qu'elle rejetait la plainte de groupes environnementaux qui alléguaient qu'Ottawa n'applique pas ses lois de l'environnement et celle des pêcheries aux centrales thermiques au charbon de l'Ontario Power Generation (OPG), afin d'en limiter les émissions de mercure, de dioxyde de soufre et d'oxydes d'azote. Ottawa s'est défendu en disant que l'Ontario s'occupait du problème et que s'il y avait pollution transfrontalière en direction des États-Unis, la loi fédérale ne force pas l'intervention fédérale dans le cas des émissions polluantes atmosphériques. Pas un mot dans le plaidoyer fédéral sur le problème de pollution transfrontalier qu'imposent au Québec les rejets des producteurs thermiques ontariens. Ottawa a fait valoir qu'il s'affaire à élaborer, pour 2005, une norme sur les émissions de mercure des centrales thermiques au charbon et au mazout.

Les rejets de mercure des centrales thermiques au charbon sont aggravés par la présence de «clauses grand-père» dans le Clean Air Act des États-Unis. Ces dispositions permettent aux vieilles centrales de fonctionner sans norme de rejet tant qu'elles ne sont pas rénovées. L'administration Bush a élargi cette entorse à la loi en autorisant la modernisation partielle des vieilles centrales pour augmenter leur production sans leur imposer les normes de rejets applicables aux nouveaux établissements.

Le Département d'État américain à l'énergie prévoit l'ajout de 96 GW d'électricité produite au charbon d'ici 2025, soit l'équivalent de 192 nouvelles centrales au charbon de 500 MW. En 2011, ces centrales devraient fournir 40 % de l'électricité produite aux États-Unis. Même le Canada prévoit aller dans cette direction, avec l'ajout de cinq nouvelles centrales au charbon d'ici 2006, toutes construites en Alberta.

À l'échelle continentale, les rejets de mercure ont diminué de 48 % entre 2000 et 2001. Aux États-Unis, globalement, on enregistrait une réduction de 273 000 kg. Au Canada, c'est au Québec qu'a été enregistrée la hausse la plus importante de rejets. Elle est attribuable à la société Stablex de Blainville, dont les rejets dans ses cellules d'enfouissement sont passé de 5000 kg en l'an 2000 à 12 000 kg en l'an 2001.

Pour les produits cancérigènes, soit principalement le styrène et le dichlorométhane, l'essentiel des rejets, soit 70 %, provient cette fois de secteurs différents, soit ceux du caoutchouc et de la fabrication des plastiques.

Source : Le Devoir - 3 juin 2004

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